Scandale des corticoïdes pendant la finale du Top 14 – Retour sur mon expérience de joueur de haut niveau et invitation des joueurs à la prudence !

Vous savez surement qu’il y a des règles concernant la prise de corticoïdes. Depuis 2011, la France s’est rangée derrière la décision du CIO et de l’AMA, d’autoriser l’usage des corticoïdes pour se soigner à condition de disposer d’une autorisation à usage thérapeutique. La limite est fixée à 30 nanogrammes par millilitre. Or, les trois joueurs éclaboussés par le scandale la dépassent :  31, 49 et 81 nanogrammes.

Je vais faire rire certains je n’ai jamais eu recours à des infiltrations. J’ai joué (et participé à l’équivalent de 70 matchs que l’on peut considérer comme des matchs très très importants dans la carrière d’un joueur de haut niveau qu’il ne faut absolument pas louper sinon on considère que l’on a pas participer à la fête et c’est dur moralement !

Cela me rappelle mon absence du tournoi 2005 des 6 Nations ou j’avais eu une blessure du plancher orbital. Ce fameux match à Toulouse…

Je me rappelle avoir participé à des entrainements très diminué, mais je savais exactement ce que j’avais et aussi que ma récupération n’allait pas changer si on m’avait proposé d’avoir recours à des infiltrations.

Etre dans une équipe et ne pas faire d’un match qui compte, peut être vécu de manière difficile ! Je me souviens aller au château passer la semaine à l’entrainement et être malheureux de devoir rentrer chez moi parce que je n’étais pas retenu par les coachs.

Dur dur mais à aucun moment, je n’ai pensé faire changer les choses en prenant des produits ou autres. Louper 5 matches du tournoi est un exemple très important à mes yeux.

Sur cette base, seriez-vous prêts à prendre des corticoïdes si on vous le proposait pour participer à une rencontre ? Vous poserez-vous la question des effets de cette prise pour votre avenir et sur votre corps ?

L’autre raison qui fait que je n’ai jamais eu recours aux infiltrations m’est très personnelle et vous allez rire… je déteste les aiguilles donc rien que d’en voir une, cela me dissuadait de toute forme d’infiltration.

BON bref. Je conseille aux jeunes d’apprendre à connaitre leurs corps avant toute chose et de bien réfléchir aux conséquences des infiltrations. Ainsi ils pourront avoir une maitrise complète (mentale /physique et technique) de leurs performances ! Ce n’est évidemment pas normal que des joueurs blessés soient infiltrés pour pourvoir tenir leur place sur le terrain.

Enfin, je suis content que la FFRugby ait blanchi les joueurs du Racing cités dans l’affaire des corticoïdes et que cette histoire se termine de manière positive pour mon sport. Je reste conscient que cette lutte sur la prise de produits interdits est et restera quelque chose à mener systématiquement. Dans le sport, comme dans la vie de tous les jours, il y en a qui mettront en place une stratégie de travail (sacrifice, hygiène de vie, intensité et régularité, assiduité) les menant à la réussite, et d’autres qui penseront à prendre des raccourcis sans faire les efforts nécessaires. C’est l’histoire sans fin de l’être humain et de ses motivations internes et externes !
Vive le sport ! On l’aime tant quand on sait que les victoires ne sont pas entâchées.

 

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