Suivre l’Aviva Premiership Rugby depuis la France sur SFR Sport 2, c’est maintenant possible ! Retour sur les deux premiers matchs que j’ai commentés en direct

Photo de Serge Betsen, commentateur SFR Sport 2

J’ai le plaisir d’avoir été choisi comme nouveau consultant avec Philippe Saint-André par SFR Sport 2 pour commenter certains matchs de l’Aviva Premiership Rugby. Je me suis déjà régalé à commenter deux matchs que je vous propose de redécouvrir à travers cet article. Et je vous donne rendez-vous ce samedi à 16h00 (en France) pour le match Saints VS Wasps. Ça promet d’envoyer ! C’est un grand plaisir pour moi de commenter ce match car je faisais partie de l’équipe des Wasps il n’y a pas si longtemps !

Voici donc mon analyse du match « Double Header » ! Traditionnellement le début du championnat anglais commence avec deux matchs à Twickenham. Les quatre clubs de Londres qui jouaient en première division s’affrontaient. Mais avec les Wasps partis à Coventry et les London Irish en Championship (Équivalent de la pro D2), c’était un peu différent cette fois-ci.

Le samedi 3 septembre étaient à l’affiche : « Saracens vs Worcester Warriors » et «Harlequins V Bristol ».

 

Quelques mots sur le match « Saracens vs Worcester Warriors » tout d’abord :

Une première mi-temps très compliquée avec beaucoup d’erreurs et notamment quelques fautes de mains de la part du double champion Saracens !

Les leaders de jeux, Billy et Mako les deux frères, Schalk Burger, Barrit et Itoje ont enchaîné des temps incroyables depuis leurs lignes des 22 mètres mais sur les dernières passes, ils ont commis beaucoup d’erreurs qui leur ont fait perdre ce précieux ballon.

En revanche, on a eu droit à une équipe de Warriors très présente, avec une défense très bien organisée. Des placages très denses souvent bien réussis ont permis de faire reculer le porteur du ballon. Il y a eu notamment des placages à deux pour arrêter le porteur de balle mais surtout le faire reculer.

Malgré ces efforts, l’équipe des champions a réussi à tenir au score de 6 à 3 à la mi-temps, grâce au nouveau Lozovsky. Je pense que vous allez entendre parler de ce jeune ouvreur qui fait office de remplaçant d’Owen Farrell. Ce dernier est au repos depuis la magnifique tournée des Anglais en Australie. On salue sa saison extra ordinaire : Premiership, Grand Schlem au Tournoi des 6 Nations, Champion d’Europe et d’Angleterre. Quatre grands succès pour ce joueur, j’appelle ça « le grand chelem d’une saison ». On repense aux matchs victorieux de son club et à ceux de l’équipe nationale. Cette performance aurait d’ailleurs pu arriver à Dan Carter pour les matches en club !

La seconde mi-temps a été un moment important pour les Saracens qui sont revenus avec de la conviction et des éléments stratégiques nouveaux pour continuer à attaquer ballon en main. Il y a eu des lancements de jeux sur touche très dynamiques et une base très solide.

On se souvient de passes pivot, à l’image de Schalk Burger sur son compatriote Britz le Talonneur qui joue comme un centre dès qu’il a fini sa fonction première (lancer en touche et poussée en mêlée).

Ils ont continué à mettre cette pression défensive dont eux seuls ont le secret en Europe aujourd’hui, malgré le Brexit ! Leurs efforts et leurs soucis de rendre une copie propre se sont achevés avec cet essai en bonus de leur 9 (le 21) remplaçant qui par sa vista (feinte de passe dans un trou de souris près du ruck) et son sens des crochers extérieurs a réussi l’exploit du quatrième essai du bonus offensif à la différence du Top 14 !

Un début frustrant pour le champion mais la victoire est au bout … Worscester devra régler les problèmes de discipline et surtout l’attaque car leur organisation défensive est bonne. Ils doivent créer un peu plus d’espaces pour espérer marquer des essais.

Score final : 35 à 3 pour les Saracens, soit une victoire plus que confortable pour les Saracens.

 

Passons au match « Harlequins vs Bristol ». 

Pour le retour de Bristol en première division anglaise depuis leur relégation en deuxième division il y a 8 ans, on pouvait s’attendre à un match écrasant de la part de l’équipe londonienne. Celle-ci était en effet censée briller avec son maillot à damier très sexy aux couleurs très flashy et surtout avec l’avantage de ne pas jouer loin de son stade.

C’est là où il ne faut surtout pas parier et attendre de jouer un match avant de crier victoire ou défaite. Voilà sûrement ce que les joueurs de Bristol se sont dit dans les vestiaires pour se motiver : « On ne veut pas repartir de Twickenham avec des regrets donc on va prendre toutes les opportunités possibles en attaque et en défense pour contrarier les Quins et leur montrer que notre place en Premiership n’est pas un hasard ».

De leur coté, les Quins ont connu beaucoup de changements en intersaison, surtout avec l’arrivée d’un nouveau capitaine.

Je n’avais pas fini de réfléchir à tous ces paramètres, que voilà cette équipe de Bristol qui en moins de 15 minutes marque deux essais ! Dany Care, le taulier des Quins qui, par habitude de jouer très très vite les pénalités s’est pris à son propre jeu et s’est fait intercepter sa longue passe.

Le premier essai résulte d’une intersection de Tom Varndell qui, en position d’infériorité numérique, choisit de faire une défense inversée. C’est une position à risque (50/50 ou encore “ça passe ou ça casse”) car, le joueur par sa position d’infériorité en défense, décide de ne pas subir la pression des attaquants qui sont en surnombre et d’attaquer le joueur qui va recevoir le ballon. Cette volonté d’anticiper permet à Tom Varndell de lire la trajectoire du ballon et de l’intercepter ! Magnifique.

Quant au second essai, il est réalisé par l’ouvreur Pisi qui réalise une contre attaque plein centre !

Cette équipe de Bristol, malgré la pluie, a joué un très beau rugby avec un jeu très ouvert, un paquet d’avant solide sur les phases statiques et mobiles sur les phases de mouvements en attaque. Leur défense était aussi solide. Je pense notamment à leur organisation défensive très mobile et efficace tout le long du match !

A la fin de la première mi-temps, les Quins sont passés devant avec un score de 15 à 14. Ils avaient, en effet, remis l’ordre dans leurs priorités. Ils ont réussi à gagner les ballons en touche pour créer un sentiment de danger dans la camp de Bristol ! Ils n’ont pas réalisé de fautes de mains et surtout, ils ont bien respecté leur adversaire en tapant des pénalités permettant à l’équipe de construire sa domination.

Connaissez-vous la règle sur les coups de pieds de pénalité ? Avez-vous le droit de charger sur le buteur qui tape une pénalité ? Ceci résume l’action de la deuxième mi-temps et montre surtout la volonté collective de cette équipe de ne pas lâcher jusqu’au coup de sifflet final. On salue d’ailleurs le dernier essai de Bristol qui leur a permis de prendre le bonus défensif à la dernière action !

Score finale : 21 à 19 pour les Quins.

Les Quins auront des sujets sur lesquels réfléchir : la touche, l’organisation défensive et la discipline car Joe Marler, le numéro 1 a risqué une sanction sur sa charge du centre Hanson sorti prématurément du match.

Quant à Bristol, je ne pense pas que les Quins seront la seule équipe qu’ils parviendront à contrarier ! Ils ont des arguments solides pour se maintenir. Mais peuvent-ils tenir sur la durée ? Ont-ils l’effectif suffisant ? Les matchs suivants le disent.

 

Depuis ces premiers matchs qui ont sonné le coup d’envoi de l’Aviva Premiership, plusieurs matchs se sont déroulés. J’ai suivi le parcours de Bristol qui n’a pour l’instant pas retrouvé son jeu du premier match lors de la confrontation avec les Saints (en journée 2) et avec les Wasps (en journée 3).

Place désormais à la 4e journée avec le match de samedi :  Wasps vs Saints, que je vais commenter et qui, je l’espère sera superbe.

Retrouvez moi sur SFR Sport 2 les 24/09, 02/10 et 29/10 comme commentateur des matchs de l’Aviva Premiership. Et surtout à tout à l’heure, 16h00 en France sur SFR Sport 2 pour le match Saints vs Wasps !

 

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